Plus d'un mois après la dernière des grandes manifestations contre la casse de nos retraites, le Collectif Unitaire Interprofessionnel et Chambéry (CUIC), qui s'est constitué durant le mouvement, n'a rien lâché et continue toujours à résister. Comme aux plus beaux jours de la grève, le collectif se réunit toujours très activement, au rythme de deux AG hebdomadaires qui ont lieu à la Maison des associations, chaque lundi à 12h30 et chaque mercredi à 18h30. On y trouve toujours entre 40 et 60 personnes, avec un certain roulement puisque ceux qui peuvent être libres le lundi à midi ne sont pas toujours les mêmes que ceux qui parviennent à être présents le mercredi en fin d'après-midi.

Parvenant à organiser plus ou moins 200 militants sur la ville, le collectif parvient à continuer ses actions. Malgré le froid et la neige, il a ainsi réussi à maintenir sa soupe solidaire, qui a eu lieu chaque vendredi à 18h30. Il continue aussi à publier sa lettre d'information - "Chambé en lutte" - que l'on peut consulter sur le site du collectif. Il est aussi très actif sur le front de la solidarité contre la répression, ne serait-ce que parce que plusieurs militants du collectif sont aujourd'hui poursuivis pour leurs actions de blocage. Enfin, il continue à mettre en place des actions de terrain : ce mardi 14/12, il organise une distribution de tract en soutien à la grève générale appelée en Guadeloupe par le LKP, tandis que le mercredi 15, il participera aux rassemblements prévus pour la journée d'action européenne organisée par la Confédération Européenne des Syndicats (à Chambéry, rassemblements à 7h30 devant la Chambre de Commerce et d'Industrie, puis à 17h30 devant la préfecture).

Soucieux de se développer dans l'ensemble de l'agglomération, il a décidé de délocaliser sa soupe solidaire : ce vendredi 17/12, à 18h30, elle n'aura pas lieu aux Eléphants, mais à la place des Combes à Chambéry-le-Haut. Afin de se donner un peu de temps pour réfléchir à son identité et à ses modes d'action, il a aussi mis en place une après-midi de débats et de réflexions collectives, qui aura lieu le samedi 18/12 à 14h, à la salle Jean Duclos (282 chemin du Biollay, près des cités SNCF). Alors que dans les autres villes de France, la mobilisation s'est arrêtée, même si les braises sont partout toujours bien chaudes, Chambéry est sans doute la seule ville de France qui a pu conserver un collectif de mobilisation interprofessionnelle aussi actif. Signe qui ne trompe pas : notre ville a été choisie pour accueillir la prochaine coordination nationale des collectifs qui aura lieu le 22 janvier, sans doute à la MJC. Qui aurait pu le croire il y a encore quelques années : Chambéry-la-rouge fait aujourd'hui figure de référence pour le milieu militant et il s'agit là d'une belle réussite collective pour tous ceux qui dans notre ville résistent ensemble au quotidien au capitalisme et à l'Etat sarkoziste !