Toutefois, sitôt que les habitants ont emménagé, ils ont eu la mauvaise surprise de constater que le même promoteur construisait sous leurs fenêtres deux nouveaux immeubles, de même hauteur que les leurs, à seulement 4,50 mètres de leur façade. Malgré leurs protestations, rien n'y a fait : à la place de la vue imprenable sur les Bauges que leur avait vantée le promoteur, ils ont désormais une vue imprenable sur le salon de leur voisin. Si l'on rajoute à cela que le promoteur n'aura finalement construit que 8 parkings pour 4 immeubles, on peut comprendre que les habitants des terrasses du grand champ puissent être en colère et se retournent aujourd'hui contre la municipalité.

Il faut en effet savoir que la municipalité, qui a délivré le permis de construire pour ces deux nouveaux immeuble, n'a jamais prévenu personne de leur future construction, qui n'apparait sur aucun des projets présentés dans le cadre de la rénovation urbaine. Pire : alors que Océanis n'arrive pas à vendre les merdes qu'il vient de construire et que les travaux sont actuellement arrêtés, Laclais n'a pas hésité à donner un petit coup de main au promoteur, puisqu'elle vient d'ordonner à l'OPAC, dont elle assure la présidence, d'acheter 7 logements dans les immeubles actuellement en construction.

Les associations de défense demandent la démolition de ces deux nouveaux immeubles et souhaiteraient que l'OPAC, qui a acheté l'un des immeubles des "terrasses de la rue du grand champ" les soutiennent dans la plainte qu'elles ont déposée contre Océanis. Elles demandent aussi que la municipalité retire son soutien au promoteur et renonce à faire acheter par l'OPAC 7 logements dans les immeubles en cours de construction.

Il faut soutenir les habitants pour que justice leur soit rendue. Il est scandaleux que l'OPAC puisse investir l'argent des locataires pour soutenir un promoteur véreux et il est lamentable que la municipalité puisse laisser faire de telles construction. Alors que le projet de rénovation urbaine était officiellement destiné à la création d'un habitat de qualité, l'affaire des "terrasses du grand champ" nous montre aujourd'hui que, pour abonder les profits d'un promoteur, on est en train de construire des programmes bien pires que ce que la mairie vient de faire démolir, puisqu'aucun des immeubles déconstruits par la municipalité ne disposait d'un vis-à-vis à seulement 4,50 mètres.