Environ 3000 manifestants à la manif de Chambéry, bien plus en tout cas que le 1er mai : la mobilisation contre la casse des retraites s'invite dans l'actualité. Comme d'habitude, le principal cortège a été celui de la CGT, suivi de la CFDT, la FSU et SUD-Solidaire, avec en fin de manif les partis politiques (essentiellement le PCF, le PS et le NPA).

Pour réussie qu'elle soit, une journée de mobilisation ne saurait toutefois suffire pour faire peur à Sarkozy et Parisot. On ne pourra en effet gagner qu'en allant à l'affrontement et en paralysant l'économie pour frapper le patronat là où cela lui fait mal. Et le temps presse : il faut rapidement que les centrales syndicales affirme qu'elles ne cèderont pas et qu'elles lancent un ultimatum au gouvernement, afin de préparer le mouvement social qui pourrait permettre de l'emporter.

Nos aïeux mourraient à la tâche et nos grands-parents ont fini par arracher le droit de partir en retraite à 60 ans, à taux plein avec 37,5 annuités. Aujourd'hui, Woerth, Strauss-Kahn et Sarkozy voudraient nous faire croire que nous n'aurions pas les moyens de financer les quelques années supplémentaires de vie que les progrès de la médecine nous permettent désormais d'espérer. Mais quand il s'agit de doubler leurs salaires, de mettre en place leur bouclier fiscal en place ou d'établir des exonérations de cotisations patronales par dizaine de milliards, ils savent toujours où trouver l'argent dont ils ont besoin. Et l'enjeu de ce mouvement est bien là: que, pour une fois, on aille prendre l'argent dans les poches de ceux qui ont en !