On est passé ensuite au 390e épisode des Halles. On a tout d'abord appris que la municipalité ne comptait pas remettre les 10 panneaux d'affichage libre qui se trouvaient sur la place de Genève, car elle estime qu'il y en a bien assez dans la ville. Ensuite, la maire a expliqué qu'elle ne compte pas revenir en arrière sur son refus de rendre piétonne la rue de Maistre : bien que les riverains le souhaitent très majoritairement, la pharmacie Tercinet, qui veut conserver un accès en voiture pour ses clients, y a mis son veto et a visiblement suffisamment d'influence sur les élus pour être entendue.

Sur le centre commercial des Combes, Michel Julien nous a expliqué qu'on y avait certes mis déjà plus de 2 millions d'euros publics pour pas grand-chose, mais que désormais, grâce à la rénovation urbaine, on verrait venir une population nouvelle qui ferait marcher le commerce. Par ailleurs, il nous a aussi expliqué que les loyers ne seraient pas trop chers, car pour trouver des commerçants l'EPARECA serait naturellement amené à baisser ses prix, ce qui montre qu'il existe encore des gens qui croient aux bienfaits du jeu de l'offre et de la demande. Enfin, il a expliqué que la convention précisait que l'EPARECA consulterait la ville sur le choix des commerçants, ce qui n'est pas vrai car le texte disait seulement que la ville serait informée, ce qui n'est pas la même chose.

On est passé à quelques menus dossiers, ce qui nous a permis d'apprendre qu'il est question d'installer un Franprix à l'emplacement de l'ancien cinéma du Paris, une supérette Casino dans l'ex-Canadian bar de la place d'Italie et un "Carrefour city" à la place de la station-service de l'avenue du comte Vert. On a aussi un peu discuté d'une maison que la ville a acquis au 17 rue des Martinettes, ce qui inquiète beaucoup l'UMP Corinne Townley, qui a peur qu'elle soit squattée. On ne peut qu'être d'accord avec elle : il y a là une belle petite maison de 110 m2, avec un jardin de 450 m2, qui pourrait faire le bonheur de quelques sans-abri, mais il faut se dépêcher car Laclais souhaite la faire raser pour éviter qu'elle ne soit squattée. Et puisqu'on parle de squat, signalons au passage qu'on a appris que la ville avait payé au cabinet d'avocat Calloud une facture de 1957,66 € pour l'expulsion du squat des Pilos et une autre de 1928,96 € pour celui de l'Hôtel Morand, ce qui montre qu'il y en a qui savent faire leur beurre sur les problèmes de logement des jeunes.

Le dossier sur la rénovation urbaine a pris bien plus de temps, en particulier parce que Besson a pris la parole pour une intervention d'au moins 15 mn. Il est à noter qu'ils ont changé de discours, puisque si la municipalité avait dressé ces derniers mois un tableau très noir de Chambéry-le-Haut, en affirmant que c'était devenu un quartier ghettoïsé où personne ne voulait rester, cette fois-ci Besson nous a expliqué le contraire, en nous disant que "les locataires des Hauts-de-Chambéry ne veulent pas quitter leur quartier", avant de se passer un peu de pommade, en concluant que cela prouvait "la réussite de nos efforts pour le quartier".

On est ensuite passé au sport préféré du PS : la distribution des postes, qui étaient assez nombreux  ce soir là. Je me suis abstenu sur tous, sauf sur la désignation comme administrateur de l'OPAC de Claude Vallier, l'ancien maire socialiste de Cognin, pour laquelle j'ai voté contre. Comme il avait servi de chauffeur à Laclais pour la dernière campagne des régionales, on pouvait certes comprendre que la maire veuille lui trouver un petit quelque chose, mais il n'est quand même pas normal que la ville soit représentée à l'OPAC par un élu qui a été condamné en juin 2008 à 8 mois de prison avec sursis et 3 ans d'interdiction de ses droits civiques pour avoir enclos dans sa propriété 800 m2 de terrain appartenant à la commune dont il était maire. Ma voix mis à part, il a toutefois été désigné à l'unanimité, ce qui constitue un touchant exemple de solidarité au sein du milieu des élus.

Le temps était arrivé de présenter mon voeu : sans surprise, la gauche plurielle et l'UMP ont voté contre. Puis est arrivé le temps de la question sur Salah Hamouri : Laclais m'a répondu qu'elle était d'accord pour que la ville fasse quelque chose et qu'elle confiait à Guy Fajeau le soin de réfléchir aux modalités. Il n'y a plus qu'à espérer que Guy Fajeau ait la réflexion rapide et que la ville se décide vraiment dans les jours qui viennent à faire quelque chose de concret, car il y a urgence.