Prises le vendredi 15 octobre en gare de Chambéry, ces deux photos témoignent de l'incroyable disproportion des moyens répressifs que la préfecture a pu employer pour briser la mobilisation lycéenne. Les témoignages que nous avons pu recueillir confirment les premiers éléments que nous avions à notre disposition : avant même son entrée à Chambéry jeudi à 9h, la brigade de gendarmerie mobile d'Annecy était stationnée à hauteur de la Sernam à 6h30 du matin. Plutôt que de relayer servilement les informations de la préfecture, les médias seraient bien inspirés de se demander par quel miracle la gendarmerie mobile, qui est censée être venue réprimer les "débordements des manifestations lycéennes", a pu être présente devant la ville, plusieurs heures avant même que ces manifestations ne commencent.

Ils pourraient aussi se demander pour quelle raison la préfecture ne cesse d'expliquer à la presse que les lycéens sont manipulés par des militants du NPA. Si nous avons été flattés d'attirer ainsi l'attention du préfet Christophe Mirmand, surnommé "Robocop" du temps où il gérait aux côtés de Guéant les sales affaires de l'UMP au conseil général des Hauts-de-Seine, mais aussi de Xavier Idier, alias "french lover", un militaire de carrière que Sarko a récemment promu sous-préfet et chef de cabinet du préfet de Savoie, nous avons notre petite idée sur les raisons profondes de cette manipulation. Et c'est pour cela que le NPA a convoqué ce lundi à 14h30 une conférence de presse qui aura lieu à la maison des associations.