En attendant Laclais et Besson, on a commencé par des dossiers purement techniques. Quand ils sont arrivés, on est passé à l'Hôtel Morand, que la municipalité a vendu pour la somme de 1,1 million d'euros à une société immobilière, qui veut le rénover pour y établir un programme de logements. Dans la foulée, Laclais nous a présenté une Décision Budgétaire Modificative, au terme de laquelle la municipalité, après être parvenu à faire passer 500 000 euros du budget d'investissement du Centre Communcal d'Action Sociale (CCAS) dans le budget de fonctionnement, décidait de baisser d'autant la subvention de la ville à son CCAS. Au final, la ville ne versera donc cette année que 3,1 millions d'euros au CCAS, alors qu'elle en versait encore 3,9 millions en 2010. J'ai bien évidemment voté contre cette disposition budgétaire qui enregistre un nouveau recul des budgets sociaux de la commune.

Dans un deuxième temps, on est passé aux tarifs de la restauration scolaire. Pour la première fois, la municipalité a tenu compte du combat que nous menons depuis des années, en dénonçant les tarifs très élevés de la restauration scolaire à Chambéry, dont le coût est de 20 à 50 % supérieur à celui des autres villes comparables. Cette année, la municipalité avait décidé de revaloriser les tranches de revenus de 2 % et de geler les prix, sauf pour les deux premières tranches où les prix avaient été diminués. J'ai souligné que c'était là un très net progrès et que je voterai donc pour cette délibération, tout en expliquant que cela restait très insuffisant : même avec cette baisse, la tarification pour les familles les plus en difficultés commence ainsi à 1,5 euro par repas, alors qu'elle se situe dans les autres villes comparables autour de 1 euro.

Je me suis en revanche opposé à un vote de 287 700 euros de subventions pour des associations sportives, afin de leur permettre de recruter un total de 21 animateurs sportifs à mi-temps. Il est bien regrettable que la ville crée ainsi de l'emploi précaire, avec des temps partiels imposés, et dans des conditions sociales d'autant plus déplorables que les associations embauchent le plus souvent ces animateurs par des boites de portage salarial. Avec cet argent, il aurait été possible de créer 9 emplois d'animateurs territoriaux à temps plein, dotés d'un statut d'employés communaux, qui aurait permis à ces salairés de pouvoir contruire leur vie sur la base d'un emploi pérenne et correctement rémunéré.

On est ensuite passé au cadeau du jour à un notable local. Il s'agissait cette fois-ci de verser 6500 euros à un gros notable de la ville, qui n'était pas content car il n'avait pu obtenir une subvention de l'ANAH pour financer les travaux qu'il avait engagés dans un immeuble entier du centre-historique dont il était propriétaire. Je me suis bien évidemment opposé au cadeau du jour, mais j'ai été une nouvelle fois tout seul à le faire.

Enfin, on est passé aux voeux et tout d'abord au voeu de la majorité contre la recherche et l'exploitation des gaz de schiste dans le parc régional des Bauges. J'ai bien évidemment voté en faveur de ce texte qui était très correct. La droite n'a en revanche pas voulu le voter, au prétexte que voter contre la possibilité de recherche des gaz de schiste constituerait une position obscurantiste qui irait contre le principe de la liberté de la recherche scientifique. 

Puis, j'ai présenté le voeu de Chambéry 100 % à gauche contre le cumul des mandats. Besson, Trotel et Hofbauer nous ont expliqué, le coeur sur la main, à quel point il était important de laisser les élus continuer à cumuler leurs mandats, puis Laclais m'a dit que je ne déposais des voeux que pour décribiliser les élus de la république alors qu'il faudrait au contraire les respecter, car ils s'épuisent dans le seul souci de l'intérêt général. Dupassieux a une nouvelle fois fait son écotartuffe, en nous expliquant que les Verts étaient contre le cumul des mandats, mais qu'ils ne voteraient pas ce voeux car ils font confiance à la commission nommée par Flamby pour régler la situation. Enfin, Michel Haudry est intervenu pour expliquer que les élus du Front de Gauche voteraient ce voeu, à condition que j'accepte une série d'amendements qu'il a proposée. Même si ces amendements réduisaient de beaucoup la portée du texte, j'ai tout de même accepté la proposition : le voeux amendé contre le cumul des mandats, dont on trouvera ici une copie, a donc finalement obtenu les voix de Chambéry 100 % à gauche et des élus du Front de gauche.