Chambéry 100% À Gauche - Laurent Ripart, conseiller municipal

jeudi 22 janvier 2009

Repentin canarde à tout va

Dans le Dauphiné libéré et la Vie nouvelle d'aujourd'hui, on retrouve Repentin régler ses comptes, cette fois-ci avec Besson, ce qui nous montre que le Parti socialiste est décidément un véritable petit nid d'amour. Profitant de l'inauguration du Phare, Repentin commence par nous rappeler qu'il a été à l'origine de cette construction, puisque le projet a été lancé en 2001, au temps où il était président de Chambéry métropole. A Chambéry 100 % à gauche, on ne risque en tout cas pas de perdre le souvenir de ses 3 années de présidence (2001-2004), puisqu'on lui doit, entre autres, la construction de l'incinérateur surdimensionné, le désastreux contrat de concession du STAC à Veolia et, cerise sur le gâteau, la construction du Phare.

Visiblement, Thierry Repentin n'est pas content que son rôle dans toutes ces heureuses initiatives ne soit pas reconnu à sa juste valeur. Il nous explique qu'il n'a assisté à la pose de la première pierre du Phare que "de manière discrète", puisque Besson l'a mis sur les photos au second plan, ce qui arrachera certainement des larmes à tout le monde. Il nous confie même au passage que Besson ne l'a pas invité "à visiter le chantier depuis son effacement" en 2004 et qu'il ne pourra donc le voir qu'au "même titre que les Savoyards". Indéniablement, tous les Chambériens seront indignés par l'ingratitude de Besson, qui aura poussé l'humiliation de Repentin jusqu'à le traiter comme l'un d'entre eux...

Alors que tout le monde souligne qu'avant même d'être inauguré, le Phare est déjà un désastre financier, Repentin s'attache surtout à se dédouaner courageusement de toute responsabilité, en faisant gentiment porter le chapeau à Besson. Comme il nous l'explique, si le Phare ne marche pas, toute la responsabilité en incombe au seul Besson, dont il nous affirme qu'il "joue petit bras", ce que le patriarche a dû particulièrement apprécier. Reprochant à Besson de ne pas être assez branché business, Repentin endosse les habits d'un golden boy savoyard et nous propose d'intégrer le Phare dans une nouvelle structure "associant élus et professionnels" (entendez élus et patrons), afin d'achever de transformer le Phare en un vaste centre de congrès. Voila une idée qui fera monter la côte de Repentin parmi le patronat local, à qui il veut offrir gratuitement un énorme centre d'affaires, dont la gestion serait bien sûr financé par l'argent public.

Que Repentin règle ses comptes avec Besson, qui a refusé l'an dernier de partir à la retraite et de lui céder son poste de président de Chambéry métropole, n'est une surprise pour personne. Mais qu'il règle ses problèmes d'oedipe en reprenant mot à mot le discours que tient habituellement Dullin est particulièrement navrant. Ce que nous propose Repentin n'a en effet rien de nouveau, puisque ce n'est rien d'autre que ce que réclament depuis des années l'UMP et le patronat local. De ce point de vue, on peut peut-être saluer sa prestation, puisqu'il aura réussi à déborder Laclais et Besson sur leur droite et tout le monde conviendra qu'il s'agit là d'un exploit qui n'est guère facile à réaliser !

Strip poker dans l'hôtel de ville

Les Chambériens présents aujourd'hui en fin de matinée dans l'hôtel de ville ont pu apercevoir un homme nu posant dans les salons de la municipalité. L'animation était assurée par un collectif de modèles de la Cité des Arts qui a ainsi réussi à attirer l'attention sur leur situation, il est vrai particulièrement surréaliste. 

Les modèles ont ainsi pu expliquer qu'ils avaient été payés par la municipalité pendant des années au noir, avec une petite enveloppe en liquide. Depuis novembre, ils ont réussi à obtenir un véritable contrat de travail, mais ils sont payés au lance-pierre, puisqu'ils ne touchent que 6,84 euros net par heure de pose ! Interrogée sur cette situation sur les sites du Dauphiné Libéré et de la la Vie Nouvelle, la municipalité reconnaît avoir payé au noir ces salariés pendant des années, tout en expliquant qu'il s'agit "d'une sorte de pourboire" et que cela se fait partout. Bref, avec les socialistes on est jamais au bout de nos surprises : voila maintenant qu'ils nous expliquent que le travail au noir est une tradition, comme s'il n'existait plus de code du travail dans ce pays !