Cet argent public, qui est d'abord et avant tout mis au service des plus gros commerces de la ville a été distribué sans la moindre contrepartie sociale ou environnementale. Alors que nous avions par exemple demandé que les représentants des salariés puissent participer aux commissions du plan FISAC, afin de mettre un minimum de contreparties sociales à ces subventions patronales, Laclais et Besson y ont mis leur veto, expliquant que les salariés du commerce n'avaient pas à dire leur mot sur l'argent destiné à leurs patrons. Ils avaient aussi balayé d'un revers de la main notre question sur le marché de Noël, lorsque nous avions souligné que ce marché n'était pas destiné aux artisans producteurs locaux, écartés par des prix prohibitifs, mais était en pratique accaparé par quelques gros importateurs, qui louent des chalets pour y déverser de pseudo-produits artisanaux produits dans les ateliers du capitalisme international.

Au-delà même des questions financières, c'est l'ensemble de la politique du centre-ville qui est subordonnée aux intérêts des gros commerces. C'est ainsi que pour assurer la réussite des futures chaines commerciales que, comme la FNAC, Zara ou H&M, la municipalité veut attirer dans les Halles, que sera construit un parking de 280 places sous les Halles. Cet aspirateur à voiture fait de Chambéry l'une des dernières villes d'Europe à construire des parkings en centre-ville, à l'heure où toutes les autres y développent leurs transports en commun en y supprimant les places de stationnement. Il ruine toute possibilité d'une véritable politique de développement d'une nouvelle politique de transports en commun.

Pour notre part, nous demandons une autre politique. Une politique en faveur du commerce de proximité et des artisans-producteurs, qui ne soit pas inféodée aux gros intérêts commerciaux. Une politique qui fasse passer le bien-être des populations avant celui des intérêts économiques. En un mot : une politique dans laquelle nos vies valent plus que leurs profits !